visites pour les  scolaires : tarifs et horaires

Visites pour les groupes scolaires.

La Ville de Blanzy souhaite rendre le Musée accessible au plus grand nombre, et notamment aux jeunes générations.
C'est pourquoi elle a institué un tarif pour les écoles. Visites des groupes scolaires : 3€/élève.
Le Musée de la Mine doit être également un musée pour les jeunes du territoire, ainsi, les écoles de la Communauté Creusot Montceau y ont accès pour 1,50 €/élève. Celles de Blanzy y ont accès gratuitement.

Groupes scolaires

3 € / personne.
(accompagnateurs gratuits)

Groupes scolaires de la CUCM

1,50 € / personne.

Groupes scolaires de Blanzy

 gratuit

Visite guidée en français (durée : environ 2h)

guided tour in french (doc GB & German)

Informations pratiques

 

Informations pratiques

Tél. : 03 85 68 22 85

Télécopie : 03 85 68 16 65

Mél. : musee-mine@blanzy71.fr

Courrier :
MUSEE DE LA MINE - Puits Saint-Claude - 34, rue du Bois-Clair - 71450 BLANZY

 

Exploitation pédagogique

Exploitation pédagogique

Ces cahiers ont été créés en 2001 par un agent de développement tourisme et patrimoine, (en lien avec des enseignants, l'association La Mine et les Hommes, l'association Arc en Ciel, le service éducatif de l'Ecomusée de la Communauté Creusot-Montceau et l'association Tourisme Industriel). Ces documents pédagogiques ont pour objectif d'aider les enseignants à préparer leur visite, et à l'exploiter par des jeux, des questionnaires…

Ces cahiers sont gratuits pour les enseignants, sur demande au Musée :
Par téléphone 03 85 68 22 85

Par télécopie 03 85 68 16 65
Ou par courrier :
MUSEE DE LA MINE - Puits Saint-Claude - 34, rue du Bois-Clair - 71450 BLANZY

 

 

Cahier maternelles (cahier d'images)

Thèmes abordés :

- formation du charbon.

- évolution de l'éclairage.

- évolution de l'habillement et des outils du mineur.

- vocabulaire usuel de la mine.

- retranscription de la visite à travers la réalisation d'un dessin.

 

 

 

Cahier classes élémentaires

Les éléments abordés dans le cahier suivent le déroulement de la visite et le contenu est élargi à des matières abordées en cours moyen (géographie, français, poésie…).

- situation géographique du Musée.

- formation du charbon.

- évolution de l'éclairage.

- questionnaire global sur la visite.

- conditions de travail au 19ème siècle.

- vie souterraine.

- vocabulaire technique minier.

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Cahier pédagogique élémentaire

 

Source : Ecomusée du Creusot

Collège

La formation du charbon

Le charbon est un combustible solide, provenant du résultat de la fossilisation des végétaux, qui se présente sous forme de gisements, en veine. Ces organismes végétaux se sont progressivement décomposés depuis le Carbonifère. À cette époque, les terres émergées ne formaient qu’un seul et unique bloc, la Pangée. Elle était alors recouverte d’eaux peu profondes, qui ont permis l’extension de vastes marécages et de forêts de grands arbres. Après la formation de la chaîne hercynienne, et de nombreux bouleversements climatiques, ces couches de sédiments se sont déposées dans nos sous-sols, pour former des couches de calcaire, de grès, de schiste et de charbon. Ce sont ces dépôts de charbon du Carbonifère qui ont fourni une grande partie de l’énergie nécessaire à la révolution industrielle du XIXe siècle. Le charbon reste de nos jours une ressource énergétique importante. Un gaz naturel se dégage des couches de charbon : le grisou (essentiellement composé de méthane). Très redoutées des mineurs, les explosions causées par ce gaz, appelées “coups de grisou”, ont fait de nombreuses victimes. Des grisoumètres permettent de détecter et mesurer le pourcentage de gaz dans une galerie afin de prévenir les mineurs du danger.

Les utilisations du charbon

On utilise le charbon pour le chauffage domestique, pour produire de l’énergie, comme la vapeur et l’électricité, que l’on obtient après sa combustion. Ces énergies sont utilisées dans les transports (bateau, train…) et dans l’industrie (verrerie, céramique, métallurgie et chimie). Au XIXe siècle le charbon est considéré comme le « pain de l’industrie », mais aujourd’hui son usage en France est plus limité. En revanche, la Chine, les États-Unis et l’Allemagne sont trois des plus gros consommateurs de charbon actuellement. À l’heure du développement durable et d’une prise de conscience des dangers de la pollution, le problème des fortes émissions de gaz à effet de serre des centrales thermiques, même de nouvelle génération, n’a toujours pas été réglé...

Une mine est un gisement de matériaux (or, charbon, cuivre, sel…) qui peuvent être exploités de manière souterraine, ou bien à ciel ouvert. En France, il y a eu de nombreuses mines notamment dans le Nord-Pas-de-Calais, en Lorraine, dans le Massif Central, dans la Loire, en Provence et en Bourgogne. L’intérêt pour le « charbon de terre » (pour le distinguer du charbon de bois) remonte au XVIe siècle. À Blanzy, la première exploitation « organisée » date de 1751: le seigneur local confie l’exploitation de ses terres à des « charbonniers ». En 1769 François de La Chaise prend en charge l’exploitation du bassin du Creusot-Montceau, jusqu’à ce que la société des Fonderies royales d’Indret et de Montcenis acquière la concession en 1786. Dix ans plus tard, la société du Creusot s’associe à des propriétaires fonciers indépendants. Les difficultés de la fonderie du Creusot provoquent la vente de la société à Jean-François Chagot en 1818. La famille Chagot recentre ses activités sur les mines de Blanzy à partir de 1826 et en 1832, une ordonnance royale sépare définitivement les mines du Creusot et celles de Blanzy. Dès 1833, Jules Chagot met fin à la période des concessions individuelles en fondant une société avec Eugène Bassano et les frères Perret. Celle-ci est dissoute en 1836 et remplacée en 1838 par la société Jules Chagot, Perret-Morrin et Cie. En 1856, la société devient la Société des mines de Blanzy avec comme raison sociale «Jules Chagot et Cie». C’est à partir de là une société familiale, dont la gestion est assurée par Jules Chagot, jusqu’à sa mort en 1877. Son neveu Léonce Chagot est à la tête de l’entreprise de 1877 à 1893, puis son neveu Lionel de Gournay jusqu’en 1900. Celui-ci démissionne à la suite des grandes grèves de 1899-1900. La société familiale devient alors une société anonyme confiée à Henri Darcy, comme président du conseil d’administration et à Émile Coste, comme directeur. En 1946, la loi de nationalisation du 26 avril crée les Charbonnages de France qui contrôlent tous les combustibles minéraux en France et qui regroupent leurs activités au sein de neuf houillères de bassin : Lorraine, Nord-Pas-de-Calais, Auvergne, Loire, Blanzy, Dauphiné, Provence, Aquitaine et Cévennes. En 1969, les bassins d’Auvergne, Loire, Blanzy, Dauphiné, Provence, Aquitaine et Cévennes sont rassemblés dans les Houillères de bassin du Centre et du Midi. Le bassin de Blanzy demeure dans cette structure jusqu’à la fin de l’exploitation du charbon dans la région (1992 pour l’exploitation souterraine, 2000 pour les découvertes). Le 1er janvier 2008, la dissolution de Charbonnages de France marque la fin de l’exploitation du charbon en France.

Transport des hommes et du matériel

Le transport

Dans la première moitié du XIXe siècle, il n’existe ni cage ni berlines capables de transporter le matériel, le charbon, ou le personnel. Les mineurs descendent alors dans le puits par une échelle et accessoirement dans des bennes, semblables à de gros tonneaux. À partir de la deuxième moitié du XIXe siècle, les puits sont progressivement équipés de cages, qui minimisent les risques quant au transport des hommes et des marchandises.

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Les galeries

Les mines de charbon sont organisées en étages, à partir desquels on exploite les couches. Jusque dans les années 1950, le soutènement de la galerie est en bois (du sapin) et de forme trapézoïdale. Une équipe de deux mineurs travaille à l’extraction dans ces galeries. Pour se reconnaître, le mineur appelle son coéquipier «mon homme». Ils abattent le charbon au pic et le chargent dans les berlines, avec les pelles.

L'étayage

Ce sont également ces deux hommes qui s’occupent de l’étayage de la galerie, en posant les bois au fur et à mesure de leur avancement. Une fois que toute la couche a été exploitée, on laisse l’étayage en bois en place et on rebouche la galerie avec du remblai composé de stériles d’origines diverses. Cette technique du remblayage explique l’absence de terrils et a pour effet de stabiliser les terrains en surface. Une fois la galerie rebouchée, on creuse une nouvelle galerie juste au-dessus pour que tout le filon soit exploité et on recommence la manœuvre plusieurs fois, en remontant progressivement du côté du puits : on appelle cela l’exploitation en tranche montante.

Au XIXe siècle, les journées de travail sont longues, en moyenne entre huit et dix heures par jour pour les mineurs des chantiers au charbon, douze heures pour le personnel du Jour. Au Fond, deux zones distinctes peuvent être identifiées :la zone au rocher, c’est la partie avancée de l’exploitation, celle où on dégage les couches stériles pour atteindre le charbon, et la zone au charbon, celle de l’abattage. Au Jour, les femmes et les enfants travaillent sur le carreau, au crible pour trier le charbon.Les femmes ne travaillent pas au Fond et les garçons descendent vers l’âge de douze ans. Ils ne s’occupent pas de l’extraction, ils sont charretiers et doivent atteler les berlines aux chevaux pour remonter le charbon. Les conditions de travail sont dures. Au Fond, les mineurs travaillent dans le bruit, la chaleur et les poussières. En raison de la température très élevée dans les galeries, les mineurs sont très peu habillés dans les chantiers au charbon. Les poussières provoquent une maladie respiratoire, appelée silicose ou maladie du mineur. Les salaires des mineurs, soumis au rendement, sont modestes, mais plus élevés que ceux qui travaillent au Jour. Les accidents sont fréquents et les dangers permanents. Les inondations, les éboulements, les effondrements et les explosions sont des risques quotidiens dans les galeries, c’est pourquoi,les mineurs sont toujours vigilants. Malgré cela les catastrophes ont été nombreuses et meurtrières dans le bassin de Blanzy. Ainsi en 1867, au Puits Cinq-Sous, un coup de grisou fit 89 victimes. La dernière des catastrophes a eu lieu en 1958 au Puits Plichon et a fait 20 victimes.

L'explosion urbaine

La construction du canal du Centre entre 1783 et 1793, puis le transfert de la Compagnie des Mines de Blanzy par Jules Chagot sont les deux événements majeurs qui ont entraîné la naissance de la ville de Montceau-les-Mines. Simple lieu-dit, «Le Montceau» doit accueillir une population ouvrière de plus en plus nombreuse. La ville passe rapidement de 315 habitants en 1834 à 2302 en 1857, ce qui explique la création de la commune de Montceau-les-Mines, le 24 juin 1856. Elle est installée sur un territoire pris sur les communes de Blanzy, Saint-Vallier et Saint-Bérain-sous-Sanvignes. La nécessité de loger la population ouvrière explique la création des cités minières; les premières sont les cités des Alouettes, du Bois du Verne et du Magny. Ces cités minières sont rapidement construites pour accueillir les ouvriers, elles sont situées à proximité des puits pour des questions de rentabilité. La plupart de ces maisons sont jumelles (deux logements accolés), et sont composées d’une cave, d’un rez-de-chaussée et d’un grenier. Les cités des Gautherets ou du Bois du Verne existent encore.

montceau

Le paternalisme

La politique du logement est un aspect de la politique paternaliste initiée par Jules Chagot dès son accession à la gestion de l’entreprise. Le paternalisme de la famille Chagot à Montceau-les-Mines est comparable à celui de la famille Schneider au Creusot. Tout est contrôlé par le patron : le logement, les soins, le chauffage, les loisirs, mais aussi le système éducatif. La famille Chagot souhaite fixer la main-d’œuvre et offrir de meilleures conditions de vie à ses ouvriers pour les éloigner des cabarets où se développent l’alcoolisme et les idées politiques. Cette volonté de moraliser la classe ouvrière s’exprime largement à Montceau dans la politique religieuse de la famille Chagot: la construction d’églises, l’enseignement du cathéchisme dans les écoles et l’importance des cérémonies religieuses qui jalonnent la vie des mineurs conduisent à une véritable instrumentalisation de la religion. Les Chagot dominent économiquement, socialement mais aussi politiquement le bassin minier : Léonce Chagot, neveu de Jules Chagot, est à la fois directeur des Mines de Blanzy et maire de la ville de Montceau-les-Mines de 1856 à 1878. La confusion est totale entre les deux administrations et le personnel de la Compagnie assure la plupart des tâches municipales jusqu’en 1900.ment construites pour accueillir les ouvriers, elles sont situées à proximité des puits pourdes questions de rentabilité. La plupart de ces maisons sont jumelles (deux logements accolés), et sont composées d’une cave, d’un rez-de-chaussée et d’un grenier. Les cités des Gautherets ou du Bois du Verne existent encore.

Une société conflictuelle

Jusqu’à la fin du XIXe siècle, les mouvements sociaux sont rares dans le bassin minier. Mais les conditions de travail difficiles, les bas salaires de certaines catégories et le paternalisme très confessionnel de la famille Chagot, conduisent les mineurs à se mettre en grève en 1899. En 1900, le gérant, Lionel de Gournay, démissionne : c’est la fin de la domination sociale, économique et politique de la famille Chagot sur le bassin minier. Les grèves de 1899 ont entraîné la formation du Syndicat des mineurs, rassemblant près de 10000 membres. Mais la longue grève de 1901 (106 jours) est un échec (reprise du travail sans conditions, plus de 1800 mineurs renvoyés), de nombreux ouvriers quittent le syndicat qui ne compte plus que 3902 adhérents à la fin de l’année. Après cette épreuve, les grèves sont rares, mais sans que le syndicat des mineurs reste inactif. En 1913 et 1919, les mineurs organisent des mouvements revendiquant des augmentations de salaire et une réduction du temps de travail. La loi Duraffour de juin 1919 leur accorde la journée de huit heures. En 1920, une partie des mineurs se met en grève par solidarité avec les cheminots. D’autres manifestations et grèves marquent les années 1934 et 1936. Après la Seconde Guerre mondiale, les mineurs de Montceau-les-Mines s’engagent dans les mouvements de lutte de l’ensemble des mineurs en 1947, 1948, 1963 et 1968.

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